Comment s’habiller éthique ?

 Se vêtir sans exploitation animale et écologique 


Act before it's too late

 

Que ce soit pour leur chair ou leur lait mais aussi pour la laine, le cuir, le cachemire, l’angora, la soie, le feutre, l’alpaga, etc, les animaux non humains souffriront toujours de leur exploitation et de leur mise à mort. Les activités humaines liées à l’habillement n’y échappent pas.
 
S’il est facile de trouver des vêtements vegan, cela va sans dire qu’il faut aussi qu’ils soient écologiques afin qu’aucun être vivant n’en souffre, que ce soit par sa condition sociale ou son espèce. On sait que fabriquer un vêtement dans une usine a une empreinte écologique certaine, et si le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas, le meilleur des vêtements est celui que l’on achète pas. En effet, le fait même de produire un vêtement est une pollution en soit donc la meilleure des façons pour se trouver un vêtement éthique est d’aller dans des boutiques d’occasions.
 
Si l’on a toutefois besoin de passer par la filière du neuf, on décidera alors de porter des vêtements vegan mais pas n’importe lesquels, car il existe des fibres synthétiques très polluantes et certaines végétales qui réclament beaucoup d’eau et de produits chimiques pour leurs colorations.
 
Pour juger de la qualité écologique et équitable d’un vêtement, il faut s’intéresser à l’ensemble de la filière de fabrication et pas seulement à la matière première utilisée.
 
Un certain nombre de labels et certifications apportent leur lot de garanties en fonction du niveau de performance sociale et environnementale visé.
Les labels répertoriés ci-dessous sont ceux que vous pourrez trouver sur des produits commercialisés dans l’hexagone, en boutiques ou sur Internet. 
 
Les différents labels :
 
BioRe
EKO – Skal
IMO (Insitute for Marketecology)
Ecocert
Ecolabel
Oeko tex standard
 
Label éthique vêtements

 
• Le synthétique
 
Le polyester, l’élasthanne, l’acrylique, etc sont des fibres synthétiques issues du pétrole et leur production est extrêmement polluante notamment à cause de tous les produits chimiques obligatoires pour les fabriquer. Elles posent également des problèmes particuliers, notamment liés à leur moindre dégradabilité, biodégradabilité faible ou nulle, et à leurs composants qui peuvent poser des problèmes pour la santé parce que toxiques (colorants, additifs), allergènes, ou assez fins pour pénétrer l’organisme (asbestose). De plus leurs fabrications provoquent de nombreux problèmes de santé à celles et ceux qui les manipulent. Étant peu chers, beaucoup de gens achètent leurs vêtements en synthétique.
 
 
• Le coton conventionnel
 
Le coton conventionnel représente 2,5% des surfaces cultivées, mais 25% des insecticides utilisés sur la planète, jusqu’à 30 traitements par an, 1 million de personnes intoxiquées dont 22.000 morts chaque année (chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé) : tel est, en quelques chiffres, le bilan écologique et sanitaire de la culture du coton.
Pourquoi la culture du coton est-elle la plus traitée au monde, alors que cette plante a été cultivée pendant des millénaires sans aucun apport chimique ? Sa monoculture sur de grandes étendues entraine la multiplication des traitements, les nouvelles variétés sélectionnées sont souvent plus productives mais plus fragiles.
De plus, ces polluants vont contaminer l’eau des rivières dans lesquelles les industries textiles rejettent leurs eaux usées. Eau qui sert souvent à arroser les cultures alimentaires.
Le coton est le troisième consommateur d’eau d’irrigation de la planète. Il faut, selon les techniques utilisées, entre 7 000 et 29 000 litres d’eau pour produire un kilo de coton. Soulignons que l’eau est une ressource de plus en plus rare, tout en étant essentielle à la production alimentaire de très nombreux pays.
 
 
• Les fibres recyclés et les matières bambou, soja…
 
Les vêtements issus de matériaux recyclés (vieux tissus, certaines matières plastiques) permettent d’allonger la durée de vie de certains matériaux issus, entre autre, du pétrole. Pour exemple, le polyester décrié il y a quelques années encore comme matière artificielle nuisible à l’environnement, jouit désormais d’une meilleure image, notamment grâce à la mise au point de polyester recyclé, fabriqué à partir de déchets de matières synthétiques. Sa production est moins gourmande en eau que la culture du coton et il se lave à des températures moins élevées.
 
bambou-03red3

 
Il existe des fibres provenant de ressources naturelles telles que le bambou, le soja, etc que l’on peut transformer en viscose et qui sont d’une extrême douceur. Le soja est à prendre bio car sinon il est fort probable qu’il provienne de fibre OGM issues de résidus de l’agro-industrie. Quant au bambou afin qu’il soit écologique, il faut le prendre en véritable fibre de bambou car le procédé de fabrication est plus responsable, dans le cas inverse c’est de la viscose de bambou et celle-ci demande pas mal de procédés toxiques. La véritable fibre de bambou reste très chère et les étiquettes sont souvent trompeuses, donc il n’est pas toujours évident de s’y retrouver.
 
62936_110997192295291_3940172_n

 
 

 Les meilleures solutions pour vous vétir 


Des fibres naturelles et végétales, écologiques et chaudes.

 
L’ortie
 
Au Moyen Age, les fibres d’ortie étaient largement utilisées pour fabriquer des cordages, des fils et même des vêtements. Un temps tombée en désuétude, l’ortie intéresse de nouveau l’industrie textile pour ses qualités écologiques. Avec l’ortie on a pas besoin de semer chaque année contrairement au lin et au chanvre, de plus sa fibre est longue, ultra résistante, brillante, douce et est idéale pour le climat de l’hexagone.
Elle est à la fois naturelle et biodégradable, mais aussi légère et solide.
La fibre creuse de l’ortie présente des qualités très intéressantes en matière d’isolation thermique, grâce à sa capacité à emprisonner l’air dans le tissu. Cette propriété naturelle peut être exploitée par les fabricants pour obtenir une étoffe isolante ou au contraire une étoffe estivale plus fraîche.
Par ailleurs, l’ortie est une alternative intéressante à la culture du coton ; c’est une plante vivace dont la culture ne nécessite aucun produit polluant. Actuellement cultivée en petite quantité, dans des « conditions propres » et par de petites structures, les vêtements issus de l’ortie ne sont pas toujours très accessibles.
 
 
Le chanvre
 
La fibre de chanvre pousse amplement en Bretagne et est la plus résistante du monde végétal. Classé parmi les produits de première nécessité au même titre que le pain au 18e siècle, le chanvre a été utilisé, entre autres, pour les voiles et cordages de bateau, les filets de pêche, les vêtements et la literie. Le chanvre textile est réellement à toute épreuve en ce qui concerne les lavages et supporte des températures élevées.
Le textile de Chanvre permet la confection de vêtements naturels qui respirent, thermorégulateurs, solides, absorbants et faciles d’entretien. Ses grands avantages sont sa capacité d`absorption, le fait qu’il arrête les rayons ultraviolets, ainsi que ses propriétés bactéricides et fongicides. Sa transformation en fibre se réalise sans produit chimique, par des techniques mécaniques et par le rouissage (trempage de la fibre dans l`eau).
De nombreuses boutiques proposent des vêtements en chanvre, en ligne et en magasin : FilabioNaturellement Chanvre… etc. Et pour le tricot, il existe la boutique en ligne Kaneh Bosem qui propose des écheveaux de chanvre colorés artisanalement dans l’hexagone avec des teintures végétales.
 
Le lin
 
L’État français reste le principal producteur de textile de lin en Europe, les secteurs de production se situent en Flandre, en Picardie, en Normandie, Bretagne et dans le Pas-de-Calais.
La Normandie, grâce à ses conditions climatiques exceptionnelles et au savoir-faire de ses liniculteurs, reste le bassin de production privilégié pour cette culture. Les liniculteurs normands assurent en effet 60% de la production française et 45 % de la production européenne transformée.
Le lin présente des atouts environnementaux:
– il ne nécessite aucune irrigation, utilise peu d’intrants en culture et l’ensemble des co-produits issus de sa transformation sont utilisés et recyclables.
– il a un rôle non négligeable dans la lutte contre le réchauffement climatique : il consomme beaucoup moins de CO² que d’autres cultures et constitue également un puit de carbone via ses utilisations (anas en panneaux agglomérés, étoupes dans l’automobile, l’éco-construction…).
– D’autre part la culture du lin ne nécessite pas d’engrais ni d’arrosage, la pluie suffit. La transformation de la plante en fil s’effectue grâce à des procédés naturels et non chimiques (rouissage et teillage).
– Le lin donne une sensation de fraîcheur en été et conserve la chaleur en hiver. Grâce à son pouvoir thermorégulateur, le pur lin est très apprécié en habit et en drap de lit été comme hiver.
– Fibre naturelle, le lin possède des vertus anallergiques. Le tissu de lin est une matière saine qui a une action bénéfique sur les affections dermatologiques et qui n’irrite pas la peau. Son pouvoir absorbant en fait une matière idéale pour le contact direct avec la peau.
– Un tissu en lin peut absorber 20% d’humidité sans paraître humide. Il a donc une grande capacité d’absorption, mais il sèche aussi rapidement. Ainsi il ôte la transpiration de la peau sans laisser de traces. Le tissu de lin ondule pour sécher et devient ainsi frais.
– Le lin est la fibre textile la plus résistante. Le tissu pur lin ne peluche pas, ne se déforme pas et plus on le lave, plus il s’adoucit. De par ces qualités, le tissu de lin est durable et résiste très bien dans le temps.
Les vêtements en lin sont assez répandus, on peut, par exemple, en trouver facilement sur ce site Côté Nature Bio
 
 
Ces habits ne sont pas toujours très accessibles financièrement donc plutôt que d’accumuler des vêtements de mauvaise qualité à petit prix, il est préférable d’acheter moins mais de qualité durable.
 
 
1446_0

 

 Magasins en Pays Basque nord 


(attention à l’omniprésence de matières animales)

 
FRIP’A’BRAC boutique associative de vêtements d’occasion et autres objets.
 
ESEKA pour des vêtements d’occasions vintage.
 
LASTAGE est une boutique de vêtements écologiques de style surfwear. LASTAGE travaille avec des fournisseurs impliqués dans les meilleurs labels environnementaux (EKO, GOTS, carbon foot print, water foot print) et sociétaux (programme Jo-in). Toutes les sérigraphies sont réalisées sans plastisol ni métaux lourds.
 
ORRATZETIK HARI est un collectif de couturiÈres qui animent des ateliers de coutures, qui crée des vêtements et qui a une boutique mutualisé avec de la fripe en plus des créations.
 
Si vous souhaitez juste ajouter une phrase ou un dessin à un de vos t-shirts il vous suffira de contacter Propaganda Prints du Petit Bayonne.

 

 Boutique sur internet 


ROOTS OF COMPASSION est une coopérative 100% vegan qui propose des vêtements issus de l’agriculture biologique et du commerce équitable, ainsi que des badges, des autocollants, de la nourriture, des cosmétiques, etc. Les bénéfices servent en partie à financer de nouveaux projets, payer des salariés et à soutenir diverses actions de collectifs vegan. (site internet en anglais)