Un désastre pour la planète et sa diversité

déchets plages

 

Les plages sont recouvertes de détritus tout au long de l’année, une accalmie de façade laisse à penser que le temps des vacances scolaires tout revient à la normale. C’est oublier un phénomène moins visible, mais tout aussi inquiétant : les masses de plastique flottants qui circulent à travers les océans.

 
La planète est à 70 % recouverte par les océans, les trois principaux océans (Pacifique, Atlantique, Indien) concentrent des zones de débris plastiques à en faire pâlir les plages du pays basque en hiver.
 
Pour expliquer ces zones pouvant atteindre entre 1 500 000 et 3 000 000 km2 (à savoir une densité de 5 kilos de plastique par km2 sur une profondeur moyenne de 10 mètres avec des débris jusqu’à 30 mètres), il est important d’expliquer l’importance des courants marins. Ceux là même qui régulent le déséquilibre thermique de la terre entre les tropiques et les pôles.
 
La combinaison de ses courants produisent des phénomènes appelés gyres océaniques, qui concentrent en leur sein la fin du voyage de ces amas de plastique.
 
Il y a dans le monde 260 000 000 de tonnes de plastique produit chaque année, 10% finirait dans les océans.
 
Le plastique constitue 89% de tous les déchets solides qui polluent les océans. Il y arrive de différentes façons.
déchets océans
Il y a tout d’abord ceux qui sont directement rejetés en mer, des débris liés aux activités de la pêche: les filets, les nasses ainsi que les déchets qui viennent des bateaux, tombés à l’eau par accident ou bien jetés volontairement.
 
Il y a bien évidemment ceux qui arrivent de la terre, soit l’essentiel de la pollution (jusqu’à 80%): les rejets d’eaux usées des particulier-ère-s, des collectivités mais aussi en grande quantité des industriels. En période de forte pluie, le phénomène s’intensifie pour se retrouver dans les lacs, rivières ou directement dans l’océan, et tout au long de l’année, avec un pic en été, les déchets du tourisme (déchets plastiques, crèmes solaires en grande quantité dans l’eau, fioul des bateaux de plaisance et d’activités nautiques etc.)
 
Une fois dans l’océan les débris sont pris et entraînés dans les courants, ils s’y agglutinent et une fois piégés dans le système des gyres, ils n’en sortent jamais.
 
Cela représente une concentration de plastique de 300 000 morceaux par km2 avec des pointes à plus de 1 000 000 de débris. A titre de comparaison, on estime que la moyenne mondiale est de 13 000 morceaux par km2, soit environ 23 moins.
 
Il existe des zones de débris plastique notamment dans le Pacifique nord, mais aussi une concentration comparable en Atlantique nord. Elles existent aussi dans l’océan Indien et le Pacifique sud.
 
Comme le réchauffement climatique, certain-e-s nient l’existence de ces zones et cela a des conséquences dramatiques.
 
Il s’agit là d’un drame collectif surtout vécu par les animaux non-humains et les végétaux terrestres et aquatiques plus que par les êtres humains, la responsabilité venant elle exclusivement de choix de société destructeurs pour l’ensemble du vivant et de la terre.
 
Le plastique présent dans les océans ne flotte pas à la surface, il est en profondeur. Il faut ajouter à cela que les déchets sont de toutes tailles, et qu’ils prennent un temps considérable pour se dégrader.
 
A titre d’exemple, un sac en plastique mettra environ 450 ans à disparaître totalement, une bouteille en plastique entre 100 à 1000 ans, sans compter de nombreux autres objets polluants qui peuvent mettre encore plus de temps à disparaître de l’océan.
 
Les animaux marins se retrouvent piégés par les plus grand débris comme les sacs ou les filets, ou bien ingèrent les plus petits qui subissent un lent fractionnement en minuscules particules et les fait suffoquer ou obstruent leur système digestif, amenant la mort de plus d’1 000 000 d’oiseaux et plus de 100 000 mammifères marins.
 
La réponse est donc politique. Ces zones de détritus se trouvent en grande partie hors des zones nationales et des zones économiques maritimes donc aucun état, aucune société capitaliste ne veut assumer la responsabilité des ces zones de honte et s’engager dans les coûts d’un éventuel nettoyage des océans afin de préserver les écosystèmes.
 
Ce n’est pas parce que les élu-e-s effectuent des ramassages mécanisés sur les plages pour la saison touristique qu’ils-elles considèrent réellement le problème. Un premier pas se fait par exemple par la lutte des bénévoles pour sauver les animaux victimes de ces pollutions. La suite du cheminement se fera dans la prise de conscience de l’asservissement des animaux et de la planète, ainsi que des oppressions de l’état et autres lobbying des industriels, dans une réelle réflexion sur les modes de consommation de nos sociétés.

 

Pour une écologie radicale,
libération de la terre, libération totale !

 
Diversité marine