Défendre la zone humide du Testet

Voici ci-dessous deux appels à défendre la zone humide du Testet. Nous vous invitons, si vous en avez la possibilité, à vous rendre sur place pour participer ou relayer au maximum les infos de la ZAD du Testet.
 
Voici le site pour avoir toutes les infos et les mises à jours de la situation sur place:
tantquilyauradesbouilles.wordpress.com
 
Ainsi que le site du collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet: collectif-testet.org
 

Non au barrage !
Soutien au resistant-e-s de la ZAD du Testet


 
 
Temoignage appel a mobilisation

 
Nous sommes dans un Etat Totalitaire qui a déclaré la guerre aux opposants de ce régime…
 
ZAD du Testet:
 
Depuis 1 an une occupation a lieu dans la forêt de Sivens (10kms de Gaillac) pour s’opposer a la construction d’un barrage (officiellement pour l’agriculture intensive qui bénéficiera a 26 agriculteurs du coin) mais qui fait aussi partie d’un plan + vaste de plusieurs dizaines de barrages pour le refroidissement des centrales nucléaires (notamment Golfech prés de Toulouse)…
Cette occupation s’oppose également a la destruction d’une des dernières zone humide du Tarn et a la disparition des espèces protégées qui l’habitent.
 
Nous luttons pour sauvegarder la biodiversite, la vie tout simplement…
 
Cet hiver nous avions déjà tenté d’empêcher les captures des espèces protégées de la zone et nous avions réussi a « gagner » 5 mois sur le déboisement puisqu’ils n’avaient pas pu faire leur écocide avant le 31mars. Mais nous savions que le 1er septembre le sale boulot pouvait recommencer…
 
Et ils n’ont pas attendus car ils sont venus en force des le 1er septembre pour massacrer la forêt, tuer les animaux qui l’occupent et tabasser les humains qui la défendent…
 
Les bucherons sont arrives avec les gardes mobiles (environ 150) le lundi matin pour commencer leur crime contre le vivant.
Durant toute la semaine nous avons été tabasses, gazés, traques dans les bois…
 
La parcelle du chapiteau non expulsable a été encerclée, gazée et envahie par les flics qui ont tout saccagés et volés des sacs perso.
La maison du contre-temps en procédure judiciaire a été également gazée et saccagée le 1er jour de leur attaque et tout simplement réduite en copeaux le 2eme jour, comme les arbres autour, alors que la justice ne s’était pas encore prononcé sur son sort…
 
Quand l’exécutif passe avant la justice on a du soucis a se faire!! Je crois même que ça porte un nom « état totalitaire! »
 
Sans repos, épuisés physiquement et malmenés par leur guerre d’usure psychologique nous continuons malgré tout a défendre la vie mais nous n’y arriverons pas seuls et encore moins isolés.
 
Nous avons besoin de monde sur place mais également que la mobilisation prenne de l’ampleur sur le territoire, que des actions décentralisées voient le jour un peu partout dans l’Hexagone, nous devons faire bouger les politiques grâce a l’opinion publique car des recours en justice sont en cours pour dire si ce barrage est « legal » ou pas!
 
Appelez la prefecture du Tarn 0563456161 pour demander l’arrêt des travaux et un débat public
Appelez le Conseil Général du Tarn 0563456464 pour la même chose!
Appelez la SEBSO (entreprise de deboisement 0561947600) pour leur rappeler l’illégalité de leur action du fait des recours en justice.
Adoptez un sous traitant, appelez le le matin pour lui souhaitez « bon courage », le midi pour savoir si son boulot de merde ne lui coupe pas trop l’appétit, souhaitez lui une bonne nuit tant qu’il peut encore dormir…
 
Vous pouvez le faire de chez vous mais aussi dans les embouteillages, au feu rouge, aux toilettes… Vous n’êtes même pas obligés de leur parler, passez leur de la musique (hard trash electro tant qu’a faire!) Le but étant de saturer son standard, qu’il ne reçoive + d’appel de clients, qu’il perde de l’argent et si vous êtes bon il perdra l’appétit et le sommeil (ça fera un équilibre avec les occupants qui se trouvent dans le même état)
 
Toutes les coordonnées des criminels contre la vie se trouvent sur le site tantquilyauradesbouilles.wordpress.com rubrique « barrage ».
Ne leur laissons pas de répit ils doivent arrêter ce crime immonde qui tôt ou tard aura des répercussions sur nos vies.
 
Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui regarde sans rien faire…
 
Nous pouvons agir! Nous avons ce pouvoir! Et ensemble nous allons gagner!
 
http://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com/2014/09/10/temoignage-appel-a-mobilisation/
 
 
et voici un autre appel:
 
Appel collectif

 
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Dans le Tarn, non loin de Gaillac, une zone riche en biodiversité risque d’être inondée par un projet de barrage. Les opposants dénoncent un investissement public au service d’une poignée de producteurs de maïs, une culture très gourmande en eau. Alors que les recours juridiques sont toujours en cours d’examen, le déboisement a commencé le 1er septembre en présence d’environ 200 CRS et gendarmes. Dans cette tribune, des représentants d’associations et de syndicats dénoncent les comportements violents des forces de l’ordre. Et demandent à la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal de surseoir immédiatement aux opérations de déboisement.
 
Depuis 2011, le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet agit pour la protection de cette zone menacée de destruction par le projet de barrage de Sivens sur la rivière Tescou, dans le département du Tarn. Le projet sacrifierait la dernière zone humide importante du bassin du Tescou, qui abrite au moins 94 espèces animales protégées et 353 espèces de plantes vasculaires.
 
Bétonnage et goudronnage ne sont pas les seules raisons de l’artificialisation des terres agricoles qui fait disparaître l’équivalent d’un département tous les dix. Paradoxalement, les besoins démesurés d’irrigation pour des cultures comme le maïs et la nécessité de diminuer le taux de pollution de l’eau en été du fait de l’utilisation intensive des pesticides y participent également.
 
C’est exactement la finalité agricole du projet de barrage de Sivens. Elle est symptomatique des dérives d’une agriculture qui vise à adapter le milieu sans changer ses pratiques. La logique s’applique au détriment de la biodiversité et de la collectivité qui en assume les coûts. L’investissement public au service de ce modèle agricole et d’une poignée de bénéficiaires est incompréhensible.
 
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La manière dont les autorités locales, préfecture et Conseil général, gèrent ce projet rappelle les méthodes utilisées dans d’autres projets inutiles comme celui de l’aéroport de Notre Dame des landes : aucune concertation avec les associations de protection de l’environnent et des milieux aquatiques ; avis défavorables cachés durant l’enquête publique ; refus du Conseil général et de la préfecture du Tarn de débattre publiquement ; refus du conseil général de suivre l’avis de la Commission d’enquêtes publiques, de la Fédération de pêche et des milieux aquatiques, des services de l’État chargés de l’eau (ONEMA) ; refus du Conseil général de suivre les avis des scientifiques du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN) et des experts nationaux du Conseil national de protection de la nature (CNPN) nommés par l’État qui considèrent tous les deux les mesures compensatoires insuffisantes.
 
Le système de compensation ne sert qu’à faire passer des projets. Aucune compensation ne remplacera la biodiversité détruite et ce sont des terres agricoles qui disparaissent au final !
 
Plusieurs recours juridiques, déposés par le Collectif et ses partenaires, sont en cours d’examen :
-Un recours au fond contre l’arrêté dit « Loi sur l’eau » du 3 octobre 2013
-Un recours au fond contre la déclaration d’utilité publique (DUP) du 2 octobre 2013
-Un recours au fond et en référé suspension contre l’arrêté de dérogation à l’interdiction de destruction d’espèces protégées du 16 octobre 2013.
Le tribunal administratif devrait examiner les recours le 26 septembre.
 
Pourtant, rien n’y fait, le président du conseil général du Tarn refuse tout dialogue prétextant que toutes les démarches d’investigations ont été régulières et ont montré la validité du projet. C’est faux.
 
Devant l’imminence des travaux et face à l’intransigeance des autorités locales, trois opposants ont décidé d’entamer une grève de la faim le 27 août. Ils sont aujourd’hui cinq et débutent leur troisième semaine de grève de la faim.
 
Lundi 1er septembre 2014, le Conseil général du Tarn a décidé de passer en force avec le soutien du Préfet. Le déboisement de bois en limite de la zone humide a commencé sous la protection d’environ 200 CRS et gendarmes. Leur comportement est inqualifiable, violent avec des tirs tendus de lacrymos, de flashball sans sommation, portant des propos orduriers et sexistes, avec des arrestations sans fondements.
 
Jusqu’à présent, le Conseil général avec l’appui de la préfecture refuse de prendre en compte les actions juridiques en cours et affirme même devant la presse que tous les recours des opposant-es avaient été épuisés. C’est faire peu de cas de la situation des personnes en grève de la faim !
 
Le 28 février 2014, Jean-Marc Ayrault, alors Premier ministre, avait déclaré aux médias « que les recours déposés contre le projet de transfert d’aéroport de Nantes vers Notre-Dame-des-Landes devaient être examinés par la justice avant que les travaux ne puissent commencer » arguant du fait que « nous sommes dans un État de droit ». A la suite de sa nomination en tant que Ministre de l’Écologie, Madame Ségolène Royal a confirmé l’engagement du précédent gouvernement.
 
Le collectif et ses partenaires demandent que cet engagement soit également respecté sur la zone humide du Testet. Ils demandent donc :
-un moratoire sur les travaux jusqu’à l’examen de tous les recours en justice
-le retrait des forces de l’ordre
-l’organisation d’un véritable débat démocratique impliquant la communication de tous les éléments du dossier, dont les avis des scientifiques.
 
Face au refus réitéré du Conseil général et de la préfecture d’entendre les demandes légitimes des opposant-es et compte tenu de l’urgence de la situation locale, les signataires de cette tribune demandent depuis le 5 septembre une rencontre au plus vite avec la ministre de l’écologie afin d’examiner rapidement les solutions qui permettront de résoudre la crise actuelle en commençant par sursoir aux opérations de déboisement qui ont débuté le 1er septembre.