Interview du Sanctuaire d’Avalon

Sanctuaire d'Avalon 1

 

Nous vous présentons une interview des membres du sanctuaire d’Avalon, sanctuaire pour animaux qui se situe à Ossen (5kms de Lourdes).
 
Après la participation à un chantier, nous avons été énormément séduit-e-s par le projet des deux militant-e-s qui animent ce lieu de vie dédié aux sauvetages, aux soins et au bien être des animaux non humains. Cette initiative concrète est très positive, nous vous invitons toutes et tous à la soutenir. D’autres chantiers participatifs verront jour bientôt, nous ne manquerons pas de les relayer sur le site.
 
N’hésitez pas également à les contacter et suivre l’actualité du sanctuaire ici : https://www.facebook.com/LeSanctuaireDAvalon ou ici http://le-sanctuaire-d-avalon.wifeo.com/.
 

Interview


 
Pouvez-vous nous présenter le projet du sanctuaire, ses origines ?
 
Ayant plus ou moins toujours croisé le chemin de nombreux-ses non-humain-e-s en détresse, le Sanctuaire était à la base une idée encore vague de petit refuge visant à secourir tous animaux non-humains dans le besoin, afin de pouvoir les aider à une plus grande échelle. En tant qu’ancien-ne animateur-trice, nous visualisions également par la suite l’accueil de groupes scolaires ou d’enfants en séjour de vacances.
 
Cela nous trottait en tête tout en restant flou et peu concret, nous attendions d’avoir une situation financière stable, et surtout le lieu idéal, d’acheter des terres, un corps de ferme ou locaux semblables à rénover, pour se lancer dans ce genre d’aventure.
En définitive, les choses ont été assez rapides et se sont amorcées lorsque nous avons accueilli une portée de 6 chiots orphelin-e-s à biberonner. En plus de mauvaises expériences vécues en étant famille d’accueil pour d’autres organismes (nous n’avions pas notre mot à dire sur le foyer où seraient placés les loulous et assez souvent aucune nouvelle de ceux-celle ci après l’adoption), nous ne trouvions pas d’association pour les prendre en charge avec des contrats nous convenant. Nous avons donc lancé l’association pour et grâce à ces 6 petit-e-s poilu-e-s, afin de pouvoir les placer correctement, sous contrat, avec des clauses appropriées à nos attentes.
 
Tout cela a pris forme rapidement, et le projet est devenu plus clair. Nous devions déménager quelques mois après la création officielle de l’association, et avons donc cherché un lieu où il serait possible de commencer à mettre en place ce « havre de paix » dont on rêvait.
 
Ayant été bénévoles en SPA et dans le milieu de la protection animale, nous étions conscients de ce qui ne cadrait pas avec le mode de fonctionnement de la SPA et des refuges traditionnels. Même si chacun-e essaye d’agir au mieux en fonction de ses valeurs et de ses moyens, le message de base et le mode d’action sont en incohérence avec notre veganisme et nos convictions, de par la notion de spécisme évidemment (« certains animaux méritent d’être choyés, d’autres mangés… »), mais également au niveau de l’accueil, des habitats inadaptés aux besoins des individu-e-s recueilli-e-s, d’une certaine méconnaissance en comportement et donc des notions éducatives archaïques, peu ou pas de prise en compte individuelle et personnalisée…etc..
 
Notre challenge premier, est donc de mêler sauvetage et antispécisme dans nos actions, et de réussir à créer ce cadre idéal, lieu où chacun-e, ne « devant » rien à personne, serait libre de vivre une vie paisible, et épanouie, offrant un maximum de liberté, répondant aux besoins physiques ET psychologiques de nombreux individu-e-s différent-e-s, tout en gérant au mieux la cohabitation en fonctions des espèces, des ententes et des personnalités de chacun-e. Pour tout cela, il faut savoir se limiter pour ne pas se retrouver dépassés, afin de pouvoir toujours rester dans l’objectif fixé : assurer au mieux le bien être de toutes et tous.
 
Cependant, l’accueil n’est qu’une partie de l’objectif, nous visons la libération animale, le but est donc de travailler en amont, de se pencher sur les causes plutôt que sur leur conséquences. Tant que les non-humain-e-s ne seront qu’un produit de consommation, tant que l’on continuera de les exploiter, de « produire » (comme certain-e-s disent..) des animaux dépendants des humain-e-s, il y en aura forcément TOUJOURS à secourir. C’est donc toute la vision de nos rapports aux animaux non humains et de leur statut qu’il faut faire évoluer, que ce soit ceux qui vivent auprès des humain-e-s pour le « plaisir » de ces dernier-e-s, pour « travailler » ou celles et ceux destinés à la consommation…
 
Cela passe donc principalement par l’information autour du veganisme, que ce soit par le biais du net, d’interventions sur des événements, des structures, de la mise place de stands d’informations, et comme évoqué au début, par l’accueil d’enfants, etc…
 
Sanctuaire d'Avalon 2

 
Quels sont les habitant-e-s actuels du site, leurs parcours ?
 
La tribu avalonienne est composée en ce moment de presque une trentaine d’individu-e-s.
 
8 canins :
 
Yukan et Kaïna n’ont pas de passé difficile ou d’histoire malheureuse, nous les avons accueillis chiots à 2 mois. Il-elle-s sont présent-e-s en amont de notre évolution personnelle vis-à-vis des rapports humain-e-s / non-humain-e-s et le veganisme. Il-elle ne font donc pas « partie » de l’association mais comme nous ne sommes qu’une seule et même « famille », font bien partie de la tribu! De plus ils participent activement à l’accueil des nouveaux arrivants et à l’éducation des plus jeunes.
 
Papiloup, quinze ans, recueilli à douze, dans un état lamentable, squelettique, sa « famille » n’ayant plus de temps à lui offrir, était enfermé depuis au minimum cinq ans dans une cage au milieu d’une décharge et vivait dans ses excréments, nourri de restes et de pain dur quand on pensait à lui. Il garde encore des séquelles de son passé, avec un système digestif très fragile, angoissé et névrosé encore facilement. Aujourd’hui, sourd comme un pot, il ne voit plus grand chose non plus mais profite bien de la vie, s’est progressivement remis et a retrouvé une seconde jeunesse.
 
Mogwaï et Guizmo, deux ans, les orphelin-e-s resté-e-s auprès de nous, de la portée que nous avons biberonnée au lancement de l’association. Ne trouvant pas d’adoptant-e-s au bout de plus d’1 an, il-elle-s avaient toute leur place auprès de nous et surtout de tou-te-s les autres poilu-e-s auprès desquels il-elle-s ont grandi et avec lesquels il-elle-s avaient développé des affinités. Etant à l’origine de l’asso, il-elle-s en sont un peu « les mascottes ».
 
Sacha, quatorze ans, arrivée il y a six mois, a été trouvée très amaigrie, abandonnée pour la troisième fois en deux ans. Vieille et non réclamée, elle aurait dû être euthanasiée rapidement. Même si nous n’étions plus censés accueillir d’autres chien-ne-s tant que nos constructions n’étaient pas terminées, impossible de fermer les yeux, nous avons donc décidé de lui offrir une retraite tranquille et bien méritée….
Sachou est une louloute exceptionnelle, qui a immédiatement trouvé sa place ici. Un corps fragile et douloureux, de l’arthrose partout, mais un caractère et un charisme hors du commun.
 
Baïane, un an, trouvé errant en pleine nuit, courant sur une grande route passante. Non identifié, et non recherché, il nous a été confiés il y a à peu près six mois. Sûrement frappé (au vue de certaines réactions), collier étrangleur au cou, il a enduré un début de vie difficile. Il ne s’adapte pas vraiment à la vie au sanctuaire. Pas « méchant » pour un sou mais avec un seuil d’excitabilité très bas (= qu’il s’excite vite) , il est trop brusque pour les seniors et leur fait mal en voulant jouer, les autres ont également du mal à supporter son « dynamisme ». L’une de nos priorités est vraiment de lui trouver une famille adaptée qui saura lui offrir plus de temps à lui seul et un environnement moins stimulant afin qu’il parvienne à « se poser » mentalement.
 
Un nouveau protégé vient de nous rejoindre, trouvé accidenté avec de multiples fractures, cela faisait deux semaines qu’il était en clinique vétérinaire, en attendant de retrouver sa famille ou un-e adoptant -e éventuel prêt à le prendre en charge. Ceci ne se produisant pas, nous avons lancé une collecte pour financer son opération et l’avons accueilli après celle-ci. ( http://www.leetchi.com/c/solidarite-operation-caniche ). Il est adorable et vraiment très courageux.
 
Sanctuaire d'Avalon 3

 
13 félin-e-s :
 
Naya, cinq ans, craquage de notre part dans la chatterie lorsque nous étions bénévoles SPA. Petite panthère au poil satiné, tantôt un peu snob, tantôt très câline, elle est agréable et facile à vivre, parfois peu tolérante avec certain-e-s chien-ne-s (il lui arrive encore de mettre des « baffes » à Papiloup sans raison apparente, mais en tant qu’ancien « croqueur de chats », c’est peut être justifié!)
 
Naëlle, quatre ans et demi, trouvée à l’âge de cinq semaines dans des buissons avec sa sœur par une autre bénévole, nous les avons recueillies toutes les deux, (depuis sa sœur, Canelle a été recueillie par un membre de la famille ). Naëlle faisait peur à tout le monde, fêlant beaucoup, traitée de « chat sauvage », au final, c’est la plus douce et câline des félins d’Avalon ! De par son charisme, et son côté très canin (elle préfère la compagnie des chiens et a joué un grand rôle dans l’éducation des six orphelins dont font partie Mogwaï et Guiz), elle est géniale et participe pleinement à la rééducation des chiens à tendance « mangeurs de chats ».
 
Myosis cinq ans, abandonnée sur un balcon, « ses humain-e-s » l’ayant laissée sur place en déménageant, elle avait accouché de quatre petit-e-s et s’était faite chasser par les nouveaux-velles locataire-trice-s. Elle vivait dans les buissons de la résidence, un de ses petits était déjà mort lorsque nous avons été prévenus, nous l’avons recueillie, avec les trois petit-e-s restant-e-s, l’un d’eux a trouvé une famille, les deux autres, Lelio et Lela, sont restés ici avec leur maman. Myosis était très peureuse et a mis presque deux ans à être vraiment à l’aise. Désormais, non seulement elle n’a plus peur de l’humain, mais va à l’inverse les harceler pour obtenir des papouilles ! Lelio et Lela ont grandi avec nous, ce sont des crèmes, Lela est un vrai pot de colle, Lelio a une relation très particulière avec Mogwaï, ils s’adorent et sont tout le temps fourrés ensemble.
 
Mano trouvé par une amie dans son jardin, squelettique, déshydraté et blessé , nous l’avons accueilli après un passage chez le veto et remis en forme, il vit à présent en « chat libre » sur le terrain, il vient manger dehors et miaule à la fenêtre pour réclamer mais reste « sauvage » et ne veut aucun contact avec les humain-e-s.
 
Uxugin quant à lui s’était installé dans les toilettes d’un camping proche de chez nous, cela ne posait pas de problème aux propriétaires qui s’en occupaient et le nourrissaient, jusqu’à ce que la saison commence et que le camping rouvre…Il y a vite eu des plaintes car il était bavard la nuit et allait gratter chez les campeur-euse-s, désagrément qui n’est pas au goût de tout le monde…! Ce loulou est un rayon de soleil, vraiment adorable et s’est immédiatement senti chez lui ici, où il risque bien de rester..!
 
Une maman abandonnée et ses cinq petit-e-s de quelques jours viennent de nous rejoindre, pour l’instant, on les laisse tranquille au calme…Elle est assez zen, n’a pas peur des humain-e-s, elle réclame des gratouilles et ronronne dès que l’on s’approche, en revanche avec les autres chat-te-s pour le moment, ce n’est pas ça….On attend qu’elle prenne ses repères.
 
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Deux chevaux :
 
Jason & Whistle, 11ans, il et elle ont été saisis pour négligence et avaient beaucoup de poids à reprendre. Whistle était beaucoup sollicitée, montée, et à présent va encore se braquer facilement si l’on arrive avec un licol, ou qu’on lui pose un objet sur le dos (couverture pour la pluie, pas de selle chez nous!), Jason lui à l’inverse faisait « peur » à son ancienne « propriétaire » (il l’avait violemment bottée, sûrement irritable suite à la malnutrition..), il était complètement délaissé… Ce sont chacun deux grosses boules de tendresse (de presque une tonne!), en demande d’attention permanente. Il-Elle semblent heureux de leur vie paisible dans les montagnes ou personne ne leur demande de « travailler » et peuvent enfin profiter de leurs balades sans que personne ne cherche à monter sur leur dos…
 
La tuatha des cornus :
 
Suite à un sauvetage récent de huit chèvres et boucs nain-e-s qui étaient destiné-e-s à finir sous le couteau, nous avons été contactés pour leur trouver une solution, cinq ont trouvé un foyer ou il-elle-s couleront des jours heureux. Et ces trois-là, Cernunnos, le bouc, Freyja et son fils Danü, resteront ici auprès de nous.
 
Freyja est un peu la « matriarche » du troupeau, une présence agréable et bienveillante…cependant il ne faut pas la chercher non plus ! Elle sait se faire respecter et met à l’amende les chien-ne-s qui s’excitent trop autour d’eux.
 
Cernunnos nous a touchés dès le début, doux, réservé, mais avec une présence exceptionnelle, il était complètement terrorisé à son arrivée, il tremblait comme une feuille quand on s’approchait… Il faut prendre le temps de se faire connaître pour le mettre en confiance et qu’il se révèle.
 
Danü est curieux, assez indépendant pour son âge, ce qui inquiète sa mère dès qu’il est hors de vue et ne répond pas à ses appels! Il a découvert il y a peu à quel point les gratouilles derrière les oreilles lui plaisait! Très intrigué par les félins, il va les voir dès qu’il-elle-s passent à côté, il semblerait qu’un lien spécial commence à se créer avec Lelio qui est lui aussi particulièrement intéressé par les cornus.
 
Blodwyn
Jeune agneau de quatre mois, accueilli avec une autre petite agnelle (Djélina, décédée à l’âge de trois semaines..), il-elle-s ne tétaient pas leur mère et étaient donc plus gênant-e-s qu’autre chose. Prendre le temps (et l’argent) de les biberonner n’était pas sur l’agenda de l’éleveur.
La mort de Djelina a été dure pour lui, il s’est retrouvé le seul représentant de son espèce, pas facile pour un animal si grégaire. Il est donc très attaché à nous et nous suit partout, mais commence a mieux supporter la séparation et prend doucement de l’indépendance en s’éloignant de lui-même brouter avec les autres cornus (qui commencent, enfin, à l’accepter !).
 
Et enfin une humaine et un humain, tous deux vegans depuis un peu plus de trois ans.
 
* Laureen (décrite par Flo) : soigneuse du sanctuaire, artisanne autodidacte de bijoux, vêtements et accessoires médiévaux et fantastiques. Anciennement animatrice (à tendance « Mary Poppins » : jamais à court d’imagination !), elle adore travailler auprès des enfants. De bonnes bases en naturopathie (aroma, phyto…), elle confectionne aussi tous les produits de nettoyage, dentifrice, savons, déodorants et autre cosm’ethiques 100% naturels utilisés ici (testés uniquement sur humain-e-s consentant-e-s!).
 
* Flo (décrit par Laureen) : Parti d’une formation en électronique et informatique, il a longtemps été indécis entre technologie et nature, c’est finalement les arbres qui lui parlent le plus, il s’est reconverti dans le travail du bois avec une formation en menuiserie. Aime l’esprit de simplicité volontaire et le plaisir de donner une deuxième vie aux objets et matériaux. Bien renseigné au sujet de la végéculture (permaculture vegan), il aimerait approfondir ses connaissances à ce sujet en consacrant plus de temps à la pratique!
 
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Quelle est la configuration du lieu ?
 
Le terrain fait dix-huit hectares, avec beaucoup de parties boisées et en pentes, la route privée le traversant dans sa longueur fait près de 900 m de long. Il y a presque 50 mètres de dénivelé entre haut et le bas.
 
Sur place nous avons les prairies (tout le haut du terrain), où se trouvent les chevaux. Il y a pratiquement quatre hectares. Au milieu, se trouve la source qui, en plus d’abreuver tous les animaux non humains, nous permet de faire la vaisselle, les lessives…
 
Quand on monte sur le terrain, on arrive sur un premier espace dégagé (premier plateau), où nous aimerions faire un «parc canin» (pour sociabiliser les chien-ne-s) d’environ 5000 m2. De ce plateau, il est possible de monter directement au prairies ou de continuer sur le chemin qui mène au second plateau où nous habitons.
 
Autour de ce second plateau, nous pouvons avoir jusqu’à trois foyers (famille/couple/solo), nous y compris. C’est là que l’on trouve l’électricité (projet de turbine hydraulique à venir…), le telecom et où arrive le tuyau qui nous apporte l’eau de la source. C’est aussi l’endroit où nous faisons les rassemblements pour l’instant et où nous comptons installer une « salle commune » (cuisine, »laverie »….)
 
En continuant encore sur le chemin, nous arrivons au niveau de la grande carrière d’ardoise, où l’été il est bon de descendre se baigner les pieds dans le ruisseau qui traverse la petite grotte. Le chemin se termine sur un passage qui mène à des sentiers de randonnée. Il est à noter que le terrain est traversé par un chemin communal.
 
Quelles sont les difficultés que vous rencontrez aujourd’hui ?
 
La principale difficulté est financière. Avec tout ce qui concerne la vie quotidienne de la tribu, il n’y a pas la possibilité de financer les travaux pour continuer les installations, ce qui est dommage au vu du potentiel énorme du terrain.
 
L’association étant peu « connue », nous n’avons qu’une poignée de donnateur-trice-s qui sont nos seules aides financières.
Aussi, n’étant plus que deux humain-e-s sur le sanctuaire, le loyer du terrain, qui était initialement partagé entre deux foyers, est trop important pour nous seuls.
 
Il y a aussi un réel besoin d’aide pour les soins aux poilu-e-s et l’entretien du terrain au quotidien, c’est un ‘travail’ à temps plein et seule une personne est en permanence sur le site, l’autre travaillant en job itinérant. La boutique en ligne d’artisanat (mais aussi la participation à des marchés et festivals…), ainsi que celle de l’association prennent également beaucoup de temps, notamment l’aspect ‘communication’.
 
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Quels sont les projets en cours et les aides qui pourraient vous être utiles ? Avez-vous des partenaires ?
 
Nous souhaitons accomplir de nombreux projets (le-sanctuaire-d-avalon.wifeo.com/les-projets.php) mais la priorité reste la construction de nos habitations (habitats légers démontables). Ainsi que la pose de grillage au niveau des prés des chevaux, et restaurer une charpente sur une des anciennes granges pour qu’il-elle aient un bon abri.
 
Par la suite, nous pourrons nous pencher sur la création de structures « officielles » (infirmerie, etc…) afin de se déclarer comme réel refuge. Actuellement, nous sommes seulement Famille d’Accueil pour notre propre association, nous accueillons donc des animaux en tant que particulier-ère-s, et restons ainsi limités aux mêmes nombres et normes d’accueil correspondantes.
 
Les aides qui pourraient nous être utiles sont du grillage, divers outils et matériaux de construction (bois, tôle etc….), et bien évidemment un petit coup de main de temps à autre !
 
Nous n’avons pas de partenaires, simplement quelques contacts avec les associations de protection animale de la région.
 
Comment vous situez vous par rapport à la convergence des luttes pour une libération des animaux humains, non humains et de la planète ?
 
Pour nous, c’est une question de logique et de cohérence, une évidence. On ne peut pas se battre contre une oppression et en tolérer, voire en perpétrer, une autre. C’est un tout, qui se recoupe, des causes qui n’en sont, au final, qu’une seule.
 
Dans la lutte pour la libération animale, il est normal de prendre en compte TOUS les animaux, humains compris. A partir de là, on ne peut soutenir un système ou de quelconques valeurs qui prônent et engendrent des discriminations. Il devrait également sembler évident que la Terre n’appartient pas aux humain-e-s mais bien l’inverse, et donc d’agir en conséquence afin de respecter celles et ceux qui nous entourent.
 
Bien qu’engagé-e-s d’une manière plus globale, nous ne mettons pas en avant tous ces aspects de la lutte en ce qui concerne l’association, afin de ne pas « s’éparpiller », ce qui rendrait la communication moins fluide et le « thème » de l’association moins clair. Cela ne nous empêche pas d’être transparent-e-s sur nos positions et les valeurs que l’on défend.

 

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