Introduction à l’écocentrisme

écocentrisme -libération de la terre- écologie radicale -vegan pays basque

Pour une écologie radicale

«Le droit de toute forme de vie à exister est universel et ne saurait être quantifié. Aucune espèce ne détient plus qu’une autre un droit spécial à exister»

L’écologie « classique » pose comme finalité la satisfaction des besoins humains, et attribue au reste du vivant le statut de simple ressource : tels sont l’anthropocentrisme et l’humanisme. Cette écologie superficielle, qu’elle soit institutionnelle ou associative, ne propose qu’une meilleure gestion du système existant (développement durable, capitalisme vert etc.).

Contrairement à cela, l’écologie radicale se propose, comme son adjectif l’indique, de s’attaquer aux racines de la crise écologique globale envisagée comme une crise systémique¹, et ainsi retrouver les bases d’une société respectueuse de la Nature.

L’écocentrisme, qui est une des formes de l’écologie radicale, inscrit les perspectives de l’Homo sapiens dans une vision totalisante de son écosystème. À ses yeux, l’enjeu n’est pas seulement de protéger l’espèce humaine, mais au contraire d’avoir une perspective globale incluant la planète, les humain-e-s et l’ensemble des espèces avec lesquelles elle-il coévolue depuis son apparition.

L’écocentrisme : une incitation à la réflexion sur les sociétés humaines

L’espèce humaine n’est pas membre seulement d’une communauté humaine mais d’une « communauté biotique » (son écosystème), son milieu d’existence.

Aujourd’hui les modèles de société et les systèmes économiques actuels sont destructeurs de la planète, il convient dès lors de changer de paradigme en sortant du capitalisme et des logiques industrielles et productivistes qui l’accompagnent.

L’écocentrisme propose donc d’opérer une extension de l’éthique aux formes de vies non humaines, c’est-à-dire à toutes les espèces animales, mais également aux plantes, aux eaux, aux terres… Il défend l’idée que toutes les formes de vie et plus globalement les écosystèmes eux mêmes, autant que les humain-e-s, ont le droit de continuer à exister.

Il valorise la diversité d’un point de vue culturel, en promouvant l’autonomie locale, la décentralisation, des formes d’agricultures respectueuses de leurs milieux (permaculture, agro-foresterie…) ainsi que la restauration et la préservation de la nature sauvage.

L’écocentrisme s’inscrit dans la lutte pour la libération de la terre et défend, contre la vision utilitaire dominante, l’idée d’une valeur intrinsèque² de la Nature.

¹ Crise systémique: crise liée directement à la nature même d’un système.

² Intrinsèque: c’est-à-dire inhérente, par elle-même et pour elle-même

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