Le samedi 1er juillet 2017: Marche des fiertés LGBTIQ+

Mise à jour au 1er juillet 2017 à 11h00

En raison de la météo le village associatif et le picnic sont annulés. RDV à 15h30 sur l’esplanade du phare de Biarritz.
 

 

17ème marche des fiertés Biarritz 2017 / Lesbian Gay Bi Trans askapen ibilaldia : « l’exclusion pour personne, l’égalité pour tous ! »
Cette année le 1er juillet, à Biarritz, à partir de midi (à partir de 16h pour la marche) avec comme revendication:
 
Beldurak gibelrazi, eskubideak aitzinari!
Faisons reculer les peurs, avancer les droits!

 

 
Venez nombreuses et nombreux.
 
Le programme :
 
12h 00 : Ouverture du village qui propose cette année des stands avec tatoueur éphémère, barbier, masseuse,etc.
13h 00 : Pique-nique sur l’esplanade du phare de Biarritz
14h : Dj sets
16h : Marche des fiertés dans les rues de Biarritz avec de nombreux chars et batucadas.
20h – 2h : Soirée officielle de la Pride à la maison des associations de Bayonne (11 allée de Glain) qui permet de financer la marche du Pays basque nord.
 
Lire notre article « La LGBTIQ-phobie une Idéologie fasciste qu’il faut combattre »
La lesbophobie, la transphobie, la biphobie, l’homophobie sont des idéologies fascistes qu’il faut combattre.
 
 
En complément voici des extraits d’un texte expliquant d’où vient la Marche des Fiertés:
 
Cette année a été le 48ième anniversaire d’une émeute mémorable pour les LGBTIQ qui a eu lieu dans un bar de New York, le Stonewall Inn, en juin 1969.
 
Marsha P.Johnson et Silvia Riviera

 

 
Lassé-e-s des vexations et du harcèlement des policiers, des LGBTIQ affrontent pendant une semaine les forces de l’ordre. Un an après, les premières Marche des Fiertés ont eu lieu à Los Angeles et à New York pour commémorer cet anniversaire. Ces émeutes représentent le moment symbolique marquant le début du mouvement des droits civiques pour les LGBTIQ, aux États-Unis et partout dans le monde. Ainsi, des marches similaires sont organisées depuis dans d’autres villes et partout dans le monde.
 
Members of YAWF (Youth Against War & Fascism) carry a banner in the Fifth Annual Gay Pride Day march (Gay Liberation Day), New York, New York, June 30, 1974.
 
Mais déjà à l’été 1966, à San Francisco, des travestis qui se trouvaient à la Compton’s Cafeteria du quartier Tenderloin s’étaient battus avec des policiers qui voulaient les arrêter. Là encore, l’incident était passé inaperçu. (Voir le documentaire de Susan Stryker et Victor Silvermann, Screaming Queens, The Riot at Compton Cafeteria.)
 
Nous sommes chaque année les porteurs de ces valeurs d’égalité et de liberté pour lesquelles nous marchons encore cette année partout dans le monde !
 
La fierté d’être LGBTIQ fait maintenant partie des coutumes de la communauté LGBTIQ partout dans le monde ! À cette fierté, des spectacles, défilés, soirées dansantes et divers événements d’envergure viennent se juxtaposer afin de créer un élément unique en son genre.
 
Bien sûr, son allure s’est parfois épurée, son contenu s’est adapté aux changements mais, sa mission demeure la même: se donner de la visibilité dans le but de permettre au monde entier de reconnaître, de comprendre et d’accepter l’homosexualité, la bisexualité, le transgenre et les différences de genres…
 
Aux États-Unis
 
New York, le 27 juin 1969 : une descente de police dans un bar gay de Greenwich Village, le Stonewall, tourne à l’émeute durant cinq jours.
 
Rioters outside of the Stonewall Inn on June 28, 1969
 
Un an plus tard, cinq mille LGBTIQ défilent pour commémorer l’anniversaire de ce que l’on appelle désormais « Stonewall ». C’est la naissance d’un mythe de la libération gay. Dix ans plus tard, en 1979, ce sont entre trois cent mille et cinq cent mille LGBTIQ (qu’on appelle pas encore comme ça) qui défilent sur Washington.
Plusieurs autres villes se sont jointes au mouvement afin d’en faire une célébration nationale. C’est le cas de Chicago, San Francisco, Boston et Los Angeles…
 
Depuis, ces parades réunissent jusqu’à un million de personnes tant à Washington qu’à New York.
 
Au Canada
 
Le Canada s’est vite rallié aux États-Unis, sa première marche ayant eu lieu à Ottawa, en 1970. Plus tard (années 1980), ce fut au tour des communautés de Toronto, de Winnipeg, de Vancouver et finalement de Montréal, d’établir leurs propres Marche des Fiertés et ce, avec un vif succès.
 
En Grande-Bretagne
 
Londres fut la première ville à organiser sa Marche des Fiertés en Europe et ce, dès 1972. Depuis, chaque année, elle reçoit des visiteuses et visiteurs des quatre coins du globe, venus expressément pour participer aux célébrations !
 

 
Dans l’État français
 
Ce n’est qu’en mars 1971 avec la création du FHAR (Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire) que celles et ceux que l’on n’appelle pas encore les LGBTIQ vont vouloir commémorer les émeutes de Stonewall. En 1974, c’est le GLH (Groupe de Libération Homosexuelle) qui est de tous les défilés de la fête du travail du 1er mai aux côtés des syndicats, des partis de gauche mais surtout du MLF (Mouvement de Libération de la Femme) avec lequel il a un combat commun: la lutte contre le pouvoir du hétéro-patriarcal qui considère les femmes et les LGBTIQ comme des êtres inférieurs.
 
Mais nous n’en sommes pas encore à ce que l’on appellera plus tard « la Marche des Fiertés ». L’histoire tarde à se mettre en route en France.
 
Ce n’est alors qu’en juin 1977 que Paris connaît sa première marche LGBTIQ, même si aucune référence aux événements de Stonewall n’est faite.
 
Le 4 avril 1981, en pleine campagne présidentielle, (et non au mois de juin comme le veut la date anniversaire de Stonewall) à lieu à Paris le premier rassemblement LGBTIQ d’ampleur.
 
10 000 LGBTIQ sont présent-e-s pour faire pression sur les futurs éventuels élu-e-s. Le CUARH (Comité d’Urgence Anti-Répression Homosexuelle) exige la suppression du délit d’homosexualité sur mineur de 15-18 ans, et la dissolution du groupe de contrôle des homosexuels de la préfecture de police. Le soir, Juliette Gréco donne un récital au Palais de la Mutualité devant cinq mille personnes. Les médias se font encore discrets.
 
Le 19 juin 1982, après que Mitterrand ait dépénalisé l’homosexualité dans sa première année de mandat, ce sont encore dix mille LGBTIQ qui défilent pour une « affirmation homosexuelle », avec une forte participation des lesbiennes regroupées en un cortège distinct (à la demande du MIEL : Mouvement d’Information et d’Expression des Lesbiennes). Les slogans demandent l’accès aux médias et l’autorisation d’émettre pour la radio Fréquence Gaie (future FG). La modification de l’article de loi sur l’âge de la majorité sexuelle ayant été rejetée au sénat, celle-ci est à nouveau placée au centre des revendications du Cuarh. Le soir, Marie-Paule Belle donne un récital. Dès 83, le militantisme LGBTIQ s’essouffle, et simultanément apparaissent les premiers chars commerciaux gays. En 1987, la marche trouve une cause commune en se mobilisant contre Jean-Marie Le Pen, ses propos, ses idées. La lutte contre le sida et la naissance d’Act Up Paris en 1989 redonnent souffle et motivation au défilé. Le die-in (les manifestants se couchent sur le sol pour protester contre l’inaction des gouvernements) fait forte impression. En 1991, les slogans fusent contre le Sénat qui veut rétablir la notion de délit d’homosexualité et élever au rang de délit la transmission du sida. En 1992, la Ligue des droits de l’homme se joint au cortège. Puis, d’année en année, les slogans s’axeront sur le sida, le CUS devenu PACs, puis le mariage ou l’adoption pour les LGBTIQ, le don du sang pour les gays, la lutte contre l’homophobie, la transphobie, la lesbophobie… etc.
 
Depuis, les grandes villes de l’État français, d’Europe ont leurs LGBTIQ Pride.
 
Dans le monde
 
Ce n’est que vers la fin des années soixante-dix, et même dans certains cas dans les années quatre-vingt, que l’Espagne, l’Australie, l’Italie, l’Allemagne, l’Afrique et l’Argentine organisent leurs premières manifestations d’envergure. Encore à ce jour, leur popularité n’est que grandissante !

 

Marsha P. Johnson (née le 24 août 1945, morte le 6 juillet 1992) est une drag queen, afro-américaine, travailleuse du sexe et militante de la libération gay qui a participé aux émeutes de Stonewall.
 

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