Les renard-e-s ne sont pas des personnages de fables !

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Les renardEs sont une cible permanente dans « l’espace humain », un ennemi intérieur que l’on doit abattre. De la vision humaine « d’animaux peluche » à la pratique de la chasse, la domination et l’exploitation n’est qu’à un pas, pas que bon nombre d’humainEs franchissent, et ce toujours aux détriments des goupilEs.
 
RenardEs ou GoupilEs ?
 
Le mot Renard a comme origine Vulpes, issu du latin classique. Au cours du temps, l’ancien français le transformera en Goupil.
 
Ce n’est qu’après la parution du Roman de Renart1 que Goupil deviendra Renart, Regnard, puis finalement Renard. Le succès du Roman de Renart conditionnera profondément l’image négative des humainEs envers les goupilEs (malignité, profiteuse-profiteur, « animal puant », nuisible…) ainsi que bon nombre d’autres animaux présents dans cet ouvrage.
 
L’origine du mot Renard est en soi un exemple flagrant de l’instrumentalisation du langage à des fins idéologiques, une des racines stratégiques des spécistes d’hier et d’aujourd’hui.
 
Renard Goupil 2 - vegan pays basque

 
Les origines
 
Les goupilEs appartiennent à la famille des canidéEs, au même titre que les louves-loups et les chienNEs, famille apparue il y environ 40 millions d’années, elles-ils figurent sur la même branche (ou classe) que les humainEs, celle des mammifères.
 
Le groupe des goupilEs est celui des carnivores. Les spécialistes n’ont toujours pas trouvé de consensus autour de la classification des goupilEs, ainsi à ce jour, quatre grands types de goupilEs correspondent à quatre genres2. Selon des fossiles retrouvés en -600 000 ans avant l’ère commune, les ancêtres du genre Alopex et Vulpes seraient des goupilEs eurasiatiques.
 
Si les goupilEs, tous genres confondus, sont largement présents sur l’ensemble de la Terre, nous nous concentrerons ici sur les goupilEs Vulpes vulpes, à savoir les goupilEs rousses-roux3.
 
La simplicité dans la complexité
 
Si la répartition des goupilEs est grande, cela s’explique principalement par leurs grandes capacités d’adaptation.
 
De par leur morphologie, les goupilEs ont de bonnes aptitudes à se déplacer furtivement. Combiné à des besoins généraux légers, cela permet à l’espèce de ne pas tomber dans le « piège » de la spécialisation.
 
Ceci est notamment vrai dans le cadre de leurs vies à l’intérieur de leur domaine vital et par extension dans leur régime alimentaire. Car si les goupilEs sont carnivores, il est bon de rappeler que pour les biologistes, être carnivore ne signifie pas « manger de la chaire animale », mais posséder une dentition qui permettrait d’avoir un régime alimentaire carné. Ainsi, les goupilEs mangent ce qu’offre le milieu dans lesquels elles-ils vivent. Cela fait d’elles-eux de véritables généralistes.
 
De même les structures sociales ne sont pas figées et peuvent évoluer selon les individuEs. La structure sociale des goupilEs dépend là aussi considérablement des lieux de vie et de leurs habitats (champ, culture, lisière, plaine, forêt, milieux urbains…).
 
L’unité sociale de base est le couple, mais si les conditions sont propices, les individuEs partagent et s’associent volontiers afin de mieux « gérer » leurs domaines vitaux. Les groupes de goupilEs existent en dehors de la seule nécessité de coopérer pour se procurer de la nourriture ou de se défendre face à certainEs prédatrices-prédateurs. De même, il n’est pas rare d’observer parmi les goupilEs résidentEs, des individuEs itinérantEs.
 
Renard Goupil 3 - vegan pays basque

 
GoupilEs, classement : NUISIBLES !
 
Le droit fondamental à vivre des goupilEs, et des animaux non humains de manière générale, n’empêchent pas certainEs humainEs à régir et légiférer leurs vies.
 
Il est ainsi nécessaire de rappeler avec force que l’assassinat des goupilEs est réglementé par l’État français. Les pratiques des chasseuses-chasseurs, telles que les tueries au fusil, le piégeage, le déterrage, la chasse à courre, sont toutes légitimées par le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie4.
 
Par conséquent, les militantEs de la libération animale et de la Terre se doivent d’exercer des actions permanentes et incisives au niveau national contre l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, le ministère chargé de l’Agriculture, le Conseil national de la chasse et de la faune sauvage, la Fédération nationale des chasseurs, mais aussi au niveau local à l’égard des préfetEs de département, des fédérations départementales et interdépartementales des chasseurs et des fédérations régionales des chasseurs.
 
N’oublions pas que les motivations de certainEs humainEs à apeurer, traquer, dépecer, tuer les animaux non humains, sont nombreuses et diverses. Elles ont toutes comme germe la négation de la vie. Car si la chasse focalise essentiellement l’indignation autour des goupilEs, mettons en avant également les intérêts convergents que l’État français entretient avec les milieux capitalistes, notamment pour le commerce de morceaux de peau de GoupilEs5, ou bien encore dans le domaine des loisirs, à travers les zoos, les parcs animaliers…
 
Le regard que les humainEs portent sur les goupilEs et les animaux sauvages6 ne s’est pas amélioré comme le prétendent les milieux réformistes. Ne cessons pas de rappeler que les animaux non humains ne sont pas nés pour l’espèce humaine, ils ont des intérêts propres et des aspirations personnelles et collectives à vivre.
 
La lutte pour la libération animale et la libération de la Terre, dans l’État français et de par le monde, ne peut pas se faire de manière parcellaire mais totale.
 
Afin de ne plus considérer les êtres vivants sous une perspective utilitaire, il reste donc indispensable de lier la déconstruction de l’anthropocentrisme et du spécisme au développement d’une conception Terrienne globale.
 
Pour les goupilEs et les animaux non humains ! Libération totale !

 
1 Le Roman de Renart est un ensemble disparate de récits animaliers composés par différents auteurs ( (1200 après l’ère commune).
 
2 Les genres Vulpes, alopex, Otocyon et Urocyon.
 
3 Les Vulpes vulpes, quand à elles-eux, feront leur apparition aux alentours de – 400 000 ans. Il est à noter que touTEs les individuEs Vulpes vulpes que nous pouvons croiséEs en Europe ne sont pas forcément rousses-roux.
 
4 http://www.developpement-durable.gouv.fr/Le-classement-des-animaux.html
 
5 Intérêts économiques pour l’industrie du luxe français et le monde de la mode.
 
6 Preuve en est la situation des milliards de poisson (les problèmes que rencontrent actuellement les requins…) peuplant les mers et océans, mais aussi les oiseaux marins et terrestres, les louves-loups que l’on autorise à tirer jusque dans parcs nationaux de l’État français… À lire aussi: La situation des animaux sauvages sur terre

 

Renard Goupil 4 - vegan pays basque

 

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