Antispécisme

La différence ne doit pas être un facteur de hiérarchisation, ni d’exclusion, et encore moins d’exploitation.

 
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Le spécisme est à l’espèce ce que la xénophobie est à l’étranger et le sexisme au sexe.
 
Le spécisme, c’est la volonté de ne pas prendre en compte, ou de moins prendre en compte les intérêts de certain-e-s au bénéfice d’autres, en prétextant des différences réelles ou imaginaires, mais sans lien logique avec ce qu’elles sont censées justifier (ex : tuer les animaux, n’est pas justifiable pour la santé humaine).
 
Au même titre qu’il n’est pas logique de discriminer quelqu’un-e par exemple à cause de sa culture, sa couleur de peau ou de son sexe, l’espèce en soit n’est pas un critère éthique valable. En quoi le fait de marcher à quatre pattes et d’avoir un cerveau différent ferait d’un individu qu’on puisse l’exploiter, l’emprisonner et le tuer ?
 
L’intelligence, la conscience de soi ? On dit souvent : mais les humains sont intelligents, raisonnables, conscients… Mais non seulement les animaux aussi ont ces capacités, mais surtout, où se trouve la logique ? En quoi une sois disant intelligence « supérieure », devrait-elle, par exemple augmenter notre considération ?
 
Être contre le spécisme, c’est considérer qu’il n’y a aucunes de raison d’exclure les animaux non-humains du cercle de nos préoccupations morales.
 
 

 En pratique : 


La lutte antispéciste refuse toutes les pratiques issues de l’exploitation animale : la consommation de produits faits de chair animale (viande, poisson…), de sous-produits d’origine animale (œufs, lait, miel…) mais aussi la corrida, la fourrure, la chasse, la pêche, le cuir, la laine, la soie, les zoos, la vivisection, le cirque animalier…
 
 

 Nos revendications : 


Les systèmes d’oppressions ne s’arrêtent pas aux limites de l’humanité.
 
Dans notre société, les animaux sont traités comme des objets et utilisés à des fins ludiques ou commerciales (viande, chasse, corrida, tests en laboratoire…). Les humain-e-s se considèrent comme étant supérieur-e-s à eux et les traitent comme s’ils n’avaient aucun intérêt à vivre leur vie comme ils l’entendent. Prétendre cela équivaut à se rendre complice d’un massacre systématique et organisé. Les animaux ont le droit de vivre leur vie libre et heureux. Aucun système ne peut justifier le massacre et la souffrance qui leur sont infligés chaque jour.
 
Nous voulons que les animaux soient pris en considération en fonction de leurs intérêts et non des nôtres.
 
La tradition, la nature, les religions, le capitalisme ne sauraient pas plus justifier l’exploitation animale et le spécisme qu’ils ne peuvent justifier l’esclavagisme, le sexisme ou le racisme.
 
La lutte antispéciste s’inscrit dans un contexte plus large d’égalité animale.
 
Halte aux fachos dans la protection animale
L’antispécisme est une lutte pour tout les animaux, humains ou non-humains, son champ d’actions et de préoccupations s’étend à toutes les luttes contre les oppressions, discriminations, dominations (spécisme, fascisme, sexisme, lesbo/trans/homophobie, âgisme…) qui mettent en place des hiérarchies arbitraires. C’est également le refus de profiter des victimes humaines ou non-humaines d’un système capitaliste meurtrier. Il n’est pas question de faire passer les intérêts des animaux non humains avant et au-dessus de ceux des humain-e-s, mais de prendre en considération leurs intérêts à égalité.
 
C’est pour ces raisons que nous nous opposons à la protection animale façon Brigitte Bardot pour leurs positions discriminatoires (misanthropie, xénophobie, homophobie, etc…).