Projet de ferme végétale expérimentale

L'escargot tranquille mayenne

 

Nous relayons un intéressant projet de ferme végétale en Mayenne. Actuellement dans l’État français ce genre d’initiative n’est pas courante et il est bien d’en voir une nouvelle germer.
 
Nous trouvons important toutes les initiatives allant dans le sens de l’agriculture végétalienne, sous toutes ses formes (permaculture et agroforesterie vegan etc.), agriculture sans aucuns intrants issus de l’exploitation animale qui sont malheureusement présents dans la quasi totalité de l’agriculture actuelle (même bio).
 
Vous pouvez lire d’ailleurs une page de notre site au sujet de l’agriculture végétalienne.
 
Si vous voulez soutenir le projet vous trouverez à la fin de cet article le lien vers la campagne de financement participatif.
 
Voici ci-dessous un extrait de la présentation de leur projet:
 
L’association « l’escargot tranquille »
 
L’escargot tranquille c’est d’abord un projet de vie. C’est aussi et surtout un projet expérimental de « micro-ferme-laboratoire » ayant pour but de développer des outils et techniques permettant à moyen terme de :
 
S’affranchir des énergies fossiles…
 
– en minimisant les besoins énergétiques avant tout et en développant des techniques agricoles innovantes, notamment pour la culture de céréales et légumineuses s’inspirant des concepts de la permaculture : (très) grande biodiversité, couverture permanente et non travail du sol, semis directs sous couverts, association de plantes à bénéfices réciproques, utilisation de l’agroforesterie, autoproduction de semences, création de micro-climats locaux…
– en remettant au goût du jour l’utilisation d’outils manuels ancestraux modernisés et améliorés : faux, batteuses, tarare, moulins…
 
Développer une agriculture végétale naturelle efficiente et résiliente
 
– végétale : c’est à dire sans élevage et sans utilisation directe ou indirecte d’intrants issus de l’exploitation animale. Pourquoi ? Pour des raisons éthiques notamment. Mais nous souhaitons aussi démontrer que les animaux d’élevage ne sont pas indispensables agronomiquement et qu’une agriculture sans souffrance est donc possible.
– naturelle : au-delà des principes de l’agriculture biologique, nous souhaitons pousser la démarche en réduisant les intrants au minimum, en cherchant plutôt à imiter le fonctionnement naturel de la nature et en accompagnant celle-ci (électro-culture, biochar, biodynamie…)
– efficiente : autrement dit, obtenir des performances optimum avec un minimum d’énergie
– résiliente :en écologie et en biologie, « c’est la capacité d’un écosystème, d’une espèce ou d’un individu à récupérer un fonctionnement ou un développement normal après avoir subi une perturbation »source. Dans le contexte du dérèglement climatique, il s’agit donc d’anticiper ces phénomènes : sécheresse, pluviométrie excessive, grands froids…
 
Réutiliser et détourner la surabondance issue de notre société productiviste.
 
Plutôt que d’acheter de nouveaux matériaux pour la culture, la construction ou l’artisanat, il s’agit de récupérer, recycler et détourner les existants. Pourront par exemple être fabriqués des objets d’usage courant ou décoratif, construits une partie des bâtiments de travail et pourquoi pas à terme un bâtiment d’accueil pour la vie du lieu.
 
Créer du lien social.
 
par l’organisation de chantiers collectifs, d’ateliers, d’animations et d’événements, nous souhaitons ouvrir le lieu à tous ceux qui souhaitent participer à l’avancement du projet tout en restant en lien avec les acteurs locaux (villageois, acteurs des réseaux Mayennais…).
 
Comment va-t-on faire ?
 
Parallèlement à la recherche publique (INRA et ITAB par ex.), nous souhaitons une approche plus « holistique » de la problématique. Et à défaut de financements publics, l’idée est donc de développer des activités rémunératrices qui soutiennent ainsi les activités expérimentales.
Il y aura donc sur le lieu des productions artisanales, dans un petit fournil, de pains, galettes et autres douceurs cuites au feu de bois (vous sentez déjà les bonnes odeurs ??). De plus, nous écoulerons les productions issues des expérimentations sous leurs formes brutes (légumes, fruits, céréales, légumineuses) ou transformées (pâtes sèches, fruits et légumes séchés/lacto-fermentés/stérilisés, confitures, compotes…). Enfin, nous pourrons espérer quelques ressources des créations issues de la récupération.
Toutes ces productions seront vendues en direct le plus localement possible avec l’idée que quelques familles du village s’engagent à long terme sur le modèle des A.M.A.P.S.
 
Concrètement, nous sommes déjà installés sur le lieu, constitué d’un terrain de 7000 m² proche du village. Une ancienne bergerie sera rénovée et transformée en fournil. Il est prévu la construction d’un autre bâtiment pour le stockage du matériel, des semences et des productions… Une serre de 200 m² sera très prochainement installée.
 
Voici le lien vers la campagne de financement participatif de leur projet: L’escargot tranquille

 

12744556_1024784380878475_5557135757857759056_n

À lire aussi