Un dompteur blessé et plusieurs dizaines d’animaux en esclavage

Action contre cirque avec animaux (8)

 

Dimanche 3 août 2014, lors d’une représentation du cirque Fratellini, une lionne a blessé un dompteur nommé Stanislas Mordon. La presse s’est empressée, par sensationnalisme, de parler de « l’agression » que la lionne aurait commis sur le dompteur alors que celle-ci a simplement essayé de protéger ses congénères.
Ce jour là, le dompteur a cherché à séparer deux des lionnes présentes qui se bagarraient car elles étaient en chaleur. Leur comportement était logique car ces chaleurs simultanées créent inévitablement une concurrence naturelle. L’unique but de l’intervention de Stanislas Mordon était de pouvoir poursuivre son numéro pour le public présent dans la salle. Celui-ci consistait à réaliser « une pyramide aux fauves, juchés sur des tabourets ». Une troisième lionne qui se trouvait face au dompteur, s’est alors interposée et c’est à ce moment là qu’elle lui a asséné des coups de griffes. On ne peut donc en aucun cas parler d’agression, mais simplement d’un comportement de défense légitime de cette lionne face à un homme qui est intervenu dans le peu qui reste à ces animaux de leur comportement naturel.
 
Les questions à se poser sont donc plutôt:
 
Est-ce normal de vouloir réaliser « une pyramide aux fauves, juchés sur des tabourets », dans le but de gagner de l’argent en exploitant des animaux ?
 
Est-ce normal d’enfermer des lionnes dans des cages, et de les forcer à réaliser « des tours » sous la contrainte, la violence au fouet, en les exposant au stress ?
 
Est-ce normal que ces animaux endurent au quotidien le dressage, la captivité, le stress de l’exposition au public, le climat inadapté pour eux, etc. ?
 
Le cirque profite également de ce battage médiatique pour diffuser sa propagande, également repris par une certaine presse locale, et affirme que son dompteur serait très attentionné et « qu’il n’aime rien tant que de gratter le ventre du lion de la ménagerie ». Tout ceci est absolument abjecte car la relation qu’un dompteur ou une dompteuse a sur des animaux dans des cirques est une relation de domination imposée par la peur, le conditionnement et l’enfermement depuis qu’ils sont petits. Si Stanislas Mordon était si attentionné et connaissait tant que cela les lionnes, pourquoi les a-t-il laissées à proximité alors qu’elles étaient en chaleur sachant qu’un conflit était quasi inévitable ? Pourquoi dénature-t-il chaque jour des animaux sauvages en faisant d’eux des prisonniers, des esclaves ?
 
Il y a 3 semaines, une petite lionne est née au cirque Fratellini et démarre ainsi une longue vie de captivité et d’exploitation.
 
Le cirque Fratellini comme de nombreux autres cirques avec animaux réduit en esclavage des chevaux, lamas, chameaux, dromadaires, poneys, chien-ne-s, lion-ne-s etc. La liste est longue : plusieurs dizaines d’espèces sont présentes dans ce cirque.
 
Des animaux dans leurs écosystèmes et non dans des cirques !

Lionne lionceau

 
Voici ci-dessous un texte publié précédemment lors de nos actions contre les cirques avec animaux, il permet de comprendre ce qu’endurent les animaux dans les cirques:
 
« Lorsque je regarde des animaux tenus captifs dans les cirques, cela me fait penser à l’esclavage. Les animaux dans les cirques représentent la domination et l’oppression que nous avons combattues pendant si longtemps. Ils portent les mêmes chaînes et les mêmes fers. »
Dick Grégory, activiste des droits civils auprès de Martin Luther King

 
L’animal dans un cirque est contraint de survivre dans un milieu parfaitement inadapté à sa nature. L’exiguïté des cages, l’impossibilité de fuir, de former un groupe social équilibré et de développer une panoplie de comportements propres à son espèce, sont autant de facteurs de souffrances qui lui rendent l’existence particulièrement pénible.
 

 
À cette captivité forcée, s’ajoute la soumission à un dressage, le plus souvent violent, qui, en tout état de cause, nie la nature de l’animal. Il s’agit, en effet, de faire « plier » l’animal afin de le forcer à adopter une posture ou un comportement auquel il répugne puisque contraire à sa nature. Ce dressage repose sur une technique diaboliquement simple et efficace : la douleur infligée par le dresseur en cas de refus de l’animal doit être plus intense que la douleur ressentie par celui-ci lors des numéros qui l’avilissent. Les lion-ne-s, l’ours ou le chimpanzé etc., se résigne à faire ce que l’être humain lui impose, par peur d’une douleur plus intense, celle née des coups. Ainsi, les instruments telle que la pique ou « ankus » employée pour soumettre les éléphants, sont-ils constamment utilisés afin de rappeler à l’animal les représailles violentes et douloureuses encourues en cas de refus de s’exécuter.
 

 
La réaction de l’animal non humain, face à ces conditions de détention et de coercition, est entre autres la résignation dans la folie:
L’animal sombre dans un état dépressif, amorphe et présente des troubles du comportement tels le léchage des parois de sa cage (primates, fauves…), le balancement d’une patte sur l’autre (éléphants, hippopotames…), les allers-retours incessants (félins), dodelinement de la tête (éléphants, ours…), les automutilations (primates, perroquets), etc…
 
C’est pourquoi, il faut en finir définitivement avec toutes formes d’esclavagisme sur les animaux non humains, que ce soit dans un cirque ou ailleurs.
 
Quand un cirque passe vers chez vous, nous vous invitons à faire comme nous un contre affichage ou bien à arracher tout affichage.

Oui aux cirques, mais sans animaux non-humains !
Libération animale !