Répression aveugle de l’État espagnol

Bilbao 11.01

 

Le gouvernement espagnol interdit la manifestation pour le respect des prisonnier-e-s politiques basques, de demain, samedi 11 janvier 2014 à Bilbao (voir l’article du Sud Ouest).

 
Une preuve à nouveau que le franquisme institutionnel a encore de beaux jours devant lui dans l’État espagnol. Après la destruction d’un des droits fondamentaux des femmes qui est l’avortement, le Parti Populaire (P.P.) au pouvoir dans l’État espagnol s’attaque à des organisations Basques qui luttent pour les droits des prisonniers politiques (rapprochement de leurs familles, conditions de détentions, etc.) en sortant toujours, sans preuves, la même rengaine comme quoi ces organisations auraient des liens avec ETA (voir l’article Libération). Cela remet également en question certaines des procédures en cours pour les prisonnier-e-s, car lors des dernières séries d’arrestations la police a arrêtée des avocat-e-s, et a donc eue accès aux dossiers constitués par les avocat-e-s, ce qui est une violation des droits de la défense.
 
Cette répression aveugle ne laisse pas de place pour un processus de paix, c’est de toute manière ce que souhaite le P.P. car il est facile de manipuler l’opinion publique en lui faisant croire sans arrêt à un risque terroriste. Petit exemple : la sortie du conflit en Irlande s’est faite, car l’État s’était investi dans le processus de paix en arrêtant tout d’abord la répression puis en amnistiant les prisonnier-e-s politiques (voir l’article JPB), et non comme en Pays Basque où l’État espagnol interdit toujours toute activité politique (12 ans de prisons sont requis contre les militant-e-s) et en interdisant tous les partis indépendantistes sous prétexte qu’ils auraient des liens avec ETA. Pendant ce temps là les partis d’extrême-droite espagnols bénéficies d’une certaine complaisance de l’Etat.
 
Aucun doute que demain et ce malgré l’interdiction beaucoup de personnes se retrouveront dans les rues de Bilbao pour appeler au respect des droits des prisonnier-e-s politiques.
 
Si les États souhaitent réellement un processus de paix, les négociations politiques doivent commencer et la répression ainsi que les agressions fascistes des États espagnol et français doivent cesser.

 

Car la Paix se construit avec tous les acteurs du conflit,
les États doivent donc y prendre part.

 
euskalherria antifaxista